UFC-Que Choisir Toulon

affaires gagnées

Sinistre dans la villa

L’origine du sinistre dans la villa concerne une déstabilisation généralisée des revêtements de sols (carrelages posés à la colle sur une chape autolissante, plancher chauffant «eau chaude basse température».

Plusieurs intervenants étaient concernés : le chapiste, la centrale industrielle (fabriquant de la chape anhydrite) et le maçon (pose du carrelage).
Dans ce type de réalisation plusieurs conditions doivent être réunies pour garantir la pérennité de la prestation exécutée : la chape doit être sèche et nettoyée en surface de la laitance, le poseur de carrelage doit accepter le support (la chape) en l’état surtout si ce n’est pas lui qui l’a exécutée, et il doit y avoir une totale compatibilité entre la colle utilisée et les composants de la chape anhydrite.
Dans les faits, la vérification du séchage de la chape a consisté (sur les conseils du professionnel qui a exécuté cette prestation), à poser un film plastique de 1 m2 de surface sur la chape réalisée depuis plusieurs semaines, pour constater en le retournant 24 h plus tard qu’il n’y avait pas de trace d’humidité en sous face.
Le maçon a accepté ces conditions rudimentaires de contrôle avant de poser les carrelages alors qu’il aurait du réclamer au maître d’ouvrage, ou exécuter à son initiative, le test spécifique «de la bombe à carbure» véritable garant reconnu en terme de mesure du taux d’humidité !

Sur nos conseils, l’adhérent a refusé dans un premier temps les réparations sommaires proposées par son maçon lors de l’apparition des premiers symptômes (décollement partiel de plusieurs carreaux de sol), dans l’attente d’une éventuelle évolution : soit vers une amélioration, soit vers une accentuation du phénomène de dégradation constaté. Malheureusement les décollements des carreaux de sol se sont généralisés et plusieurs mois plus tard l’aggravation des dégradations remettait en cause l’usage normal de cette habitation !

Dès lors nous avons préconisé à l’adhérent de saisir directement l’assureur du carreleur pour qu’il diligente une expertise en convoquant l’ensemble des parties : assureur et expert du chapiste ainsi que le client.
Nous avons bien entendu accompagné et soutenu notre adhérent dans ses démarches fastidieuses et parsemées d’embûches, et au terme de cette «conciliation à l’amiable» l’adhérent a obtenu la réparation du préjudice subi, l’assureur acceptant en définitive de lui verser une indemnité de dédommagement de 43 000 € !

Recommandation : demander avant signature des contrats de travaux, une copie de l’attestation de l’assureur couvrant les prestations « en responsabilité civile, professionnelle et décennale », projetées par l’entrepreneur, …..« cela concerne tous les intervenants comme dans l’exemple relaté ci dessus ».

JAG

Même catégorie

AG2R la Mondiale !

AG2R la Mondiale !

17 novembre 2015
Go Voyage ????

Go Voyage ????

1 septembre 2015